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Trop gentil : votre guide pour arrêter d'être une bonne poire

Bien évidemment, l'objet de cet article n'est pas de faire l'apologie des égoïstes, sociopathes et autres manipulateurs narcissiques. Cependant, la vie est une question d’équilibre, et entre être serviable et jouer les paillassons pour toute une bande de profiteurs, avouez qu'il y a une marge ! Voyons ensemble quels sont les symptômes qui indiquent que vous êtes dans la catégorie "bonnes poires", et comment redresser la barre, afin d’arrêter d’être trop gentil et de vous faire constamment exploiter par les autres !

1. Vous vous excusez en permanence

Vous vous surprenez à dire "désolé(e)" 15 fois par jour, vous ne pouvez pas vous empêcher de vous excuser si vous n'accédez pas à la requête de l'un ou l'autre de vos proches, vous venez de dire "pardon" et vous cherchez déjà comment arranger l'autre ? Stop ! Faites un petit test : essayez de passer une journée entière sans vous excuser. Que les choses soient claires : vous devez distinguer le fait d'être gentil avec les autres de celui de faire des choses pour eux. En d'autres termes, vous n'avez pas à être désolé(e) si vous n'accédez pas à toutes les demandes et que vous ne répondez pas à toutes les sollicitations, bien au contraire !

2. Vous donnez tout et tout le temps, mais vous ne recevez rien en retour

Vous êtes peut-être entré dans le cercle vicieux d’une relation de type « codépendance », que l’on désigne aussi par des mots plus explicites comme « narcissisme inversé », où l'on fait appel à vous de manière incessante et sans vous accorder aucune reconnaissance, tandis que vous vous sentez obligé(e) d'aider l'autre quoiqu'il arrive. Expliquez à ceux qui profitent régulièrement de votre générosité et de votre gentillesse que vous aimeriez que les choses soient plus équilibrées, et que vous n'êtes pas à leur disposition. Et s’ils continuent à vous en demander toujours plus, sans rien vous apporter, alors il est grand temps de faire le ménage dans votre entourage.

3. Vous acquiescez automatiquement et vous vous sentez irrité après avoir dit "oui"

Votre voisine atteinte de logorrhée verbale vous invite à dîner chez elle samedi soir, seul moment d'intimité avec votre moitié, et vous vous entendez répondre "Oui, avec plaisir" pendant que votre cerveau hurle "Pitié, nooooon !!". Prenez le temps de réfléchir avant d'accepter n'importe quoi ! Rien ne vous oblige à faire plaisir aux autres à tout prix, au détriment de ce qui vous fait du bien, à vous et à ceux qui comptent vraiment. Apprenez à dire « non » sans mauvaise conscience !

4. Votre agenda est rempli de choses que vous n'avez pas envie de faire

Entre le fameux dîner chez la voisine, le travail supplémentaire que votre collègue vous a supplié de faire à sa place, la piscine, le parc, le match de foot où vous devez emmener votre fils avec son meilleur copain insupportable, parce que votre mari refuse d'y aller... Le résultat est une impression accablante de ne pas avoir de vie ! Un sentiment d’asphyxie lié au fait qu’on n’a plus de temps libre à consacrer pour soi. Prenez du temps pour vous et fractionnez votre planning pour vous dégager du temps. Inscrivez-vous à un cours de dessin, allez marcher dans la montagne ou prenez le temps de lire un bon livre : vous n'êtes pas le larbin des autres !

5. Vous évitez la confrontation à tout prix et cela même quand vous savez que vous avez raison

Vous n'exprimez pas votre opinion si elle diffère de celle des autres ? Vous dites "oui" pour éviter d'avoir à justifier votre refus ? Affirmez-vous, vous vous sentirez beaucoup mieux ! Vous avez le droit de ne pas être d'accord, et apprendre à dire "non" est vital si vous ne voulez pas finir à l'état de carpette. Vous pouvez changer d'avis, vous n'avez pas à justifier systématiquement vos choix, ni à trouver des solutions à la place des autres. Personne n'a le droit de vous harceler parce que vous avez refusé de garder les quatre enfants de votre belle-sœur le week-end où vous aviez prévu de partir en amoureux. Et personne n'a le droit, non plus, de vous critiquer parce que vous n'abondez pas dans le sens d'un discours qui vous hérisse.

6. Vous avez peur d'être rejeté si vous dites "non"

Sachez qu'il est plus important d'être respecté que d'être apprécié ! Ceux qui disent "amen" à tout passent malheureusement plus souvent pour des gens sans personnalité que pour des personnes gentilles... Vous serez reconnu à votre juste valeur - et on saura qu'on peut compter sur vous mais non vous marcher dessus - si vous apprenez à fixer des limites et à vous y tenir. L'amitié des autres ne s'achète pas, et à trop vouloir être intégré vous risquez fort d'être exploité par une bande de parasites ! Ne dépendez plus des autres : forgez votre propre estime de vous.

7. Vous culpabilisez si vous refusez un service

Une bonne fois pour toutes : vous n'êtes pas taillable et corvéable à merci. Faites vos choix en conscience et assumez-les : votre vieux copain de fac trouvera quelqu'un d'autre pour son cinquième déménagement de l'année, rassurez-vous !

8. Vous ne vous sentez pas de "droits", uniquement des devoirs

Ne confondez plus respect de soi et égoïsme ! Ce n'est pas parce vous avez refusé un service à un collègue que cela fait de vous un monstre d'égocentrisme. Rappelez-vous vos droits sociaux fondamentaux :

  • Pensez et agissez comme vous dicte votre raison.
  • Ne vous sentez pas responsable de la vie des autres.
  • Ne vous souciez pas tant de ce qu'on pense de vous.
  • Donnez-vous le droit à l'erreur.
  • Ne vous sentez pas obligé de vous justifier.
  • Changez d'avis, vous en avez le droit !

Bref, si être gentil et serviable est évidemment une bonne chose, à vous de trouver les limites pour que cela ne devienne pas une forme d'esclavage. Vous devez vous sentir en accord avec ce que vous faites, et être attentionné parce que cela vous fait plaisir, non parce que vous vous y sentez obligé.

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