Partager

Se réveiller la nuit : pourquoi, et comment l’éviter ?

2:22. 2:24. 2:31. Les chiffres de votre réveil prennent un malin plaisir à avancer trois fois moins vite que la normale, tandis que vous tournez et virez dans votre lit sans trouver le sommeil... Et demain, vous avez évidemment une grosse journée, avec une réunion d'équipe à la première heure et le conseil de classe du petit dernier pour clôturer la journée ! Et puis, vous n'avez toujours pas bouclé le budget pour le mois prochain, ni téléphoné à votre assureur pour cette histoire de contrat, ni... STOP ! Si ces quelques lignes vous semblent désagréablement familières, vous souffrez sans doute de troubles du sommeil. Voici quelques pistes pour en comprendre les raisons et retrouver des nuits sereines.

Un environnement qui n’est pas propice au repos

Première chose à vérifier : la température dans votre chambre. 18°C sont largement suffisants ; un environnement trop chaud perturbe le sommeil. Des études scientifiques sont venues confirmer ce constat, et si vous souhaitez bien dormir, prenez la bonne habitude de rafraichir votre chambre avant d’aller vous coucher.

Si vous vous réveillez systématiquement en ayant mal au dos ou des courbatures, il est sans doute temps également de changer de literie ! Il est impressionnant de constater la différence de qualité de sommeil avec un matelas et des oreillers adaptés...

Le stress et ses effets dévastateurs...

À peine allongé, voilà que votre cerveau se met à turbiner à plein régime ! Tout y passe : le commentaire acerbe de votre patron, les idées cadeaux à trouver pour Noël, le coup de fil que vous avez oublié de passer... Là encore, la nuit, rien ne doit venir distraire votre esprit ! Il importe de faire une vraie coupure avant d'aller au lit : lire un bon livre, écouter un peu de musique... Arriver à se détendre, s'accorder un moment pour soi sont des moyens d'éviter le syndrome du "cerveau qui mouline" la nuit. Dernière chose : les écrans le soir, en particulier les réseaux sociaux et les jeux vidéo, sont peu favorables au sommeil car, outre la concentration qu'ils demandent, ils exposent vos yeux à de la lumière bleue, ce qui perturbe la production de mélatonine, l'hormone du sommeil.

Boissons du soir, pas de faux espoirs !

Vous vous doutez bien que les excitants sont à proscrire en fin de journée, mais d'autres boissons peuvent également vous réveiller la nuit. Si la tisane à la camomille peut vous aider à aller vous coucher sereinement, il y a fort à parier que votre vessie quant à elle vous réveillera trois heures plus tard ! En ce qui concerne l'alcool, son effet est plus insidieux, car il peut vous donner l'illusion de vous aider à dormir. C'est effectivement le cas en première partie de nuit, mais ce sommeil est perturbé (le REM en particulier, Rapid Eye Movement, est déréglé par l'alcool) et donc peu récupérateur. Cela fait que la deuxième moitié de la nuit vous dormez mal et que le réveil est forcément difficile...

Repas trop lourds, sommeil plus court...

On ne le dira jamais assez : pour bien dormir, le dîner doit être léger ! Évitez les plats en sauce, gras ou trop riches, ainsi que les aliments acides qui peuvent provoquer des aigreurs d'estomac, peu propices à l'endormissement. Une soupe et un yaourt sont plus indiqués avant d'aller au lit qu'une pizza aux quatre fromages et une mousse au chocolat ! Un dernier conseil : évitez d'aller vous coucher juste après le repas, votre digestion serait plus laborieuse et moins efficace, ce qui vous amènerait à vous réveiller en pleine nuit.

Un manque de grand air et d'exercice !

Essayez, vous serez convaincu : prendre l'air, aller marcher une demi-heure, pratiquer un sport qui vous plaît chaque jour vous aidera à trouver un sommeil reposant et sans réveils nocturnes. Une petite balade après le dîner, si vous en avez le courage et l'envie, peut être très bénéfique en vous aidant à évacuer le stress de la journée, à bien digérer pour aller ensuite vous coucher sereinement...

Tic, tac, tic, tac : votre horloge interne est-elle déréglée ?

C'est elle qui détermine le "bon" moment pour aller vous coucher, celui où votre corps a besoin de dormir. Plusieurs choses peuvent dérégler ce mécanisme : les excitants, drogues, médicaments, mais aussi une absence de rythme au quotidien. Se coucher et se lever chaque jour à la même heure, aller au lit quand le besoin s'en fait sentir et non en fonction de contraintes sociales sont de bons moyens de "caler" votre horloge interne.

Le contrecoup de la sieste

Le repos de début d'après-midi est à double tranchant : si une vingtaine de minutes sont un bienfait pour "recharger les batteries", une sieste trop longue aura pour effet de vous laisser vaseux et de vous réveiller la nuit venue !

Ça grattouille et ça chatouille

Cela peut sembler évident, mais une gêne ou une douleur physique - même minimes - peuvent transformer vos nuits en longues heures sans sommeil ! Une simple démangeaison de type eczéma ou piqûre de moustique, décuplée par la chaleur de la couette, devient très vite insupportable. D'autant plus que la nuit, vous n'avez rien pour vous distraire de cette gêne, qui peut carrément tourner à l'obsession ! Agissez pour calmer démangeaisons et douleurs diverses avant d'aller au lit, c'est un impératif absolu...

Apnée du sommeil et autres SJSR

Sous ces noms barbares se cachent de véritables pathologies, qui sont parfois compliquées à détecter mais qui se traitent ! Si vous vous réveillez chaque matin épuisé, demandez à votre conjoint de tendre l'oreille ou enregistrez-vous la nuit : vous souffrez peut-être d'apnée du sommeil, un trouble qui peut avoir des conséquences importantes à long terme. Quant au "syndrome des jambes sans repos", il a pour symptôme une besoin irrépressible de remuer les jambes et parfois de réelles douleurs. Ces deux maladies se soignent : ne tardez pas à consulter si vous avez un doute.

C'est gratuit !

Nos conseils et astuces dans votre boite mail
Entrez votre adresse email :


Laisser un commentaire

Choisissez un pseudo :
Votre email :
Pour recevoir les réponses à votre commentaire.