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Continuer à faire un travail que vous n’aimez pas est mauvais pour votre santé, selon une étude scientifique

Nous sommes nombreux à considérer qu’exercer un travail qui nous plaît ou nous captive est un véritable luxe. Une récente étude de l’Université de l’État de l’Ohio a pourtant montré que le choix d’un emploi qui nous rend heureux ne relèverait pas du simple caprice, mais qu’il s’agirait bien d’un besoin essentiel pour notre santé à long terme. C’est l’exposition à un haut degré d’insatisfaction au quotidien autour de la vingtaine et de la trentaine qui est ici en cause. Alors que bien des personnes se maintiennent dans un emploi qu’elles n’aiment pas pendant des années, l’étude américaine a en effet mis en lumière que la contrainte quotidienne à laquelle elles s’astreignent aurait des répercussions néfastes sur leur santé tant psychologique que physique passé les 40 ans.

D’indéniables répercussions négatives sur la santé physique et mentale aux alentours de la quarantaine

Les recherches ont relevé, en premier lieu, la corrélation entre un important stress quotidien vers 20 et 30 ans et une altération plus ou moins importante de la santé psychologique, et même mentale, une dizaine d’années plus tard. Cette dégradation se manifesterait dans 66 % des cas par des problèmes de sommeil et dans 64 % des cas, par des désordres mentaux allant de l’anxiété à la bipolarité, en passant par la dépression. Au contraire, ces différents troubles ne se retrouveraient que dans une moindre mesure chez ceux qui ont vécu leur emploi avec bonheur durant leurs jeunes années.

Chose bien plus surprenante : selon cette étude, une humeur maussade persistante au travail causerait une augmentation des risques de problèmes de santé purement physiologiques. En effet, le professeur et co-auteur de l’étude J. Dirlam affirme qu’un haut degré de stress affaiblit les défenses immunitaires et serait à l’origine de 13 différents troubles mineurs de la santé physique, tels que des problèmes de sinus ou des rhumes fréquents. De manière générale, cette diminution du nombre de globules blancs favoriserait les infections.

L’étude n’a jusqu’alors porté que sur des sujets ayant vécu cette insatisfaction au travail vers 20 ou 30 ans, mais les chercheurs estiment probable que ces troubles se retrouvent chez les personnes ayant subi la même situation à un âge plus avancé. En outre, ces conséquences négatives sur la santé seraient subordonnées à une forte exposition au stress : toute la journée, 5 jours par semaine, pendant 4 à 5 ans. Mais les recherches ont également dégagé un constat positif. Les problèmes de santé psychologiques et physiques s’avéreraient moins importants chez les quarantenaires qui ont changé leur poste pour un emploi plus épanouissant et ont ainsi augmenté leur satisfaction générale !

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