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Comment gérer et canaliser sa colère

Il y a des jours où le moindre grain de sable dans votre chaussure vous fait bouillir de rage. Comme cette fois où vous auriez volontiers étranglé l’ex de votre compagnon qui, l’air de rien, avait insinué toute la soirée que vous aviez la silhouette d’une baleine. « Oh, tu n’es pas enceinte ? Excuse-moi, j’avais cru ! » Bien sûr, dans un monde dépourvu de règles, vous lui auriez bien réglé son compte à cette peste, mais là, vous lui avez seulement jeté votre verre à la figure. Après tout, vous avez bien le droit de vous défouler, non ? Un jour ou l’autre, nous avons tous l’irrésistible envie de tout envoyer paître et de céder à nos accès de colère. Mais que se passerait-il si nous nous le permettions ? Certainement rien de positif, bien au contraire. Que ce soit d’un point de vue personnel ou pour le bon ordre social, il apparaît essentiel d’apprendre à gérer et à canaliser sa colère, aussi difficile que cela puisse être. Voici quelques techniques pour vous y aider.

1. Savoir observer les signes

Pour bien gérer sa colère, encore faut-il apprendre à la détecter ! Certains symptômes, tels qu’une accélération du rythme cardiaque et de la respiration, ou encore une tension dans les épaules ou le dos, sont de bons indicateurs d’un état de colère avancé. En écoutant ainsi votre corps, vous pourrez prendre conscience de l’imminence de votre perte de contrôle et y réagir !

2. Admettre qu’on a un problème

Ce n’est pas le tout de constater sa colère. Pour se donner les moyens de la gérer, il est nécessaire d’accepter cet état, si peu agréable qu’il soit. Admettre ses pensées négatives est en effet un bon moyen pour cesser de subir ses accès de colère et redevenir le seul maître à bord. Ce n’est qu’en regardant les choses en face que vous pourrez arrêter de vous énerver après tout et tout le monde et commencerez à appréhender le fond du problème.

3. Analyser sa colère

Vos emportements sont-ils passagers ou est-ce une haine profonde et durable que vous nourrissez ? En déterminant la nature de votre colère (ponctuelle ou chronique), vous vous donnerez toutes les chances d’y remédier. Une colère à long terme ne se traite en effet pas de la même manière qu’un emportement à court terme. La cause étant bien plus profondément enfouie dans le premier cas. De même, les élans de colère ne sont parfois que l’expression défensive d’un sentiment de peur ou d’anxiété. Que vous le fassiez seul(e) ou aidé(e) d’un tiers, il sera donc essentiel de mettre des mots sur vos sentiments réels.

4. Prendre du recul et faire son introspection

Une fulgurante ascension de colère ne peut que vous aveugler. Ainsi, quand vous serez tout à fait calme, prenez un instant pour examiner la situation en toute lucidité. Cela vous permettra d’avoir une vue d’ensemble du problème et de considérer le mauvais, comme le bon. Vous serez alors en mesure de hiérarchiser vos priorités et de décider de la manière dont vous souhaitez réagir la prochaine fois.

5. Reprendre le contrôle

Même s’il faut du temps pour réellement maîtriser sa colère, décider de résister à ses emportements constituera un premier pas pour reprendre le contrôle de ses émotions ! De cette manière, vous pourrez travailler à canaliser vos élans colériques au fur et à mesure, mais aussi établir un plan d’action pour accéder à une parfaite gestion de votre colère sur le long terme. L’essentiel sera ici de se fixer des buts à atteindre progressivement.

6. Changer d’air

Lorsque vous sentez la colère vous gagner, ayez le réflexe de vous soustraire à la situation en changeant de pièce ou en sortant faire un tour. À défaut de résoudre le problème, cette fuite vous empêchera de dire ou faire quelque chose que vous regretteriez par la suite. Ce changement de décor sera également l’occasion pour vous de faire retomber la pression.

7. Pratiquer la relaxation

On ne répétera jamais assez les bienfaits de la relaxation ! Qu’il s’agisse de se mettre à la méditation, au Pilates, au yoga, de faire de la sophrologie ou tout simplement de respirer profondément quand on sent que l’on perd pieds, vous relaxer vous aidera à faire disparaître les symptômes physiques de l’énervement tout en chassant vos pensées négatives.

8. Faire diversion

Si vous vous sentez gagné(e) par la colère, il pourra s’avérer très utile de vous forcer à vous « déconnecter » de la situation conflictuelle en pensant à toute autre chose. Ainsi, chantez une chanson dans votre tête ou essayez de résoudre un problème de maths et vous serez surpris(e) de vous sentir tout à coup beaucoup plus calme !

9. Communiquer et extérioriser ses sentiments

Garder en soi ses sentiments négatifs c’est les emmagasiner pour qu’ils ressortent plus violemment encore à l’avenir ou provoquent toutes sortes de symptômes psychosomatiques. Alors pour éviter cela, rien de tel que de trouver des moyens sains, et socialement acceptables, d’exprimer son emportement. Tous les moyens d’expression créatifs (écriture, peinture, musique) seront bon pour réussir à vous « déballonner ». Et si vous ne vous sentez pas l’âme d’un(e) artiste, allez tout simplement hurler dans votre oreiller !

10. Se dépenser physiquement

Le sport reste également un incontournable de la gestion des émotions négatives. Que votre colère soit ponctuelle ou résistante, l’exercice physique régulier vous sera d’un grand secours pour canaliser votre énergie négative et augmenter votre bien-être grâce à la production d’endorphines (hormones du bonheur). Et quel défouloir !

11. Transformer sa colère en énergie positive

Au lieu de ruminer votre haine, considérez-la plutôt en termes d’énergie à canaliser. La colère se manifeste en effet par un puissant afflux d’adrénaline qui ne demande qu’à s’exprimer. Il reste cependant possible de détourner cette énergie en l’utilisant à des fins positives et constructives. En vous plongeant tête baissée dans le travail, par exemple, vous dépenserez intelligemment cet excès de vigueur tout en faisant diversion !

12. Se faire aider par des professionnels

Si vous constatez que votre colère est profonde et durable et qu’elle vous conduit à des accès de violence, ne prenez surtout pas cela à la légère ! Il ne pourra que vous être profitable de consulter un professionnel (psychologue, thérapeute) ou d’intégrer un programme de thérapie de groupe. Des spécialistes seront en mesure de vous aider à gérer cette colère et à en éradiquer la source.

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